Reconversion professionnelle assistante sociale : le parcours réalisable à 40 ans ?

reconversion professionnelle assistante sociale
Sommaire

Reconversion à quarante

  • DEASS : la formation de référence suit en trois ans, mais VAE et formation continue offrent des parcours adaptés aux adultes et à l’expérience professionnelle.
  • Financement : mobiliser CPF, Pôle emploi, Transitions Pro et aides régionales permet de conserver un revenu et d’éviter des trous financiers avec un dossier préparé.
  • Conciliation : planifier stages, garde et emploi pour mieux tenir le rythme familial.

Le diplôme d’État d’assistant de service social se prépare le plus souvent en trois ans. Oui, vous pouvez vous reconvertir à 40 ans : la voie existe, elle s’adapte aux adultes et à l’expérience professionnelle. Cet article explique les voies, la durée, le financement et un calendrier réaliste pour concilier formation et vie familiale.

Le parcours réaliste pour devenir assistante sociale à quarante ans

Le DEASS reste la porte d’entrée professionnelle pour exercer comme assistante sociale. Plusieurs voies coexistent : formation initiale, formation continue et validation des acquis de l’expérience (VAE). Chaque option présente des contraintes différentes en durée, coût et conditions d’accès.

Le choix entre DEASS en formation initiale formation continue et VAE selon votre profil personnel

  • 1/ DEASS formation initiale : le DEASS se suit classiquement en 3 ans et demande une sélection par concours ou dossier. Cette voie vise plutôt les candidats prêts à suivre un cursus long à temps plein. Le public jeune est majoritaire mais certains établissements acceptent des adultes motivés.
  • 2/ Formation continue : les parcours pour adultes durent de 1 à 3 ans selon l’aménagement horaire et l’alternance. Les salariés peuvent bénéficier d’un congé formation ou d’un financement via le CPF ou Transitions Pro. Cette option facilite le maintien d’un revenu pendant la formation.
  • 3/ VAE : la VAE permet d’obtenir le DEASS en capitalisant sur une expérience significative en travail social. La durée varie de 6 à 18 mois selon la qualité du dossier et l’accompagnement. Cette voie exige généralement trois ans d’expérience équivalente et un dossier professionnel robuste.
Voies vers le DEASS : durées et exigences
voie durée indicative condition clé coût indicatif
DEASS initiale 3 ans concours ou sélection gratuit en école publique, variables privées
DEASS continue 1 à 3 ans salarié ou demandeur d’emploi pris en charge possible par CPF/Transitions Pro
VAE 6 à 18 mois 3 ans d’expérience requise frais d’accompagnement 1 000 à 5 000 €
Formation à distance variable, souvent 1 à 2 ans structure proposant stages locaux coût variable, souvent pris en charge partiellement

La durée les stages et les modalités d’alternance ou d’enseignement à distance adaptées

  • 1/ Durée et stages : le DEASS comprend des modules théoriques et au moins 10 à 12 semaines de stage par an selon les établissements. Les stages valident les compétences pratiques indispensables pour la validation du diplôme. Demandez toujours le détail des périodes de stage avant de vous inscrire.
  • 2/ Modalités : la formation à temps plein accélère l’obtention du diplôme, l’alternance permet de conserver un revenu. La formation à distance existe mais exige des stages locaux et un fort degré d’autonomie. Vérifiez le taux d’insertion professionnelle et l’emploi du temps type auprès de l’organisme.
  • 3/ Preuves à demander : exigez taux d’insertion, conventions de stage et emplois du temps. Ces éléments montrent la réalité de l’accompagnement et la compatibilité avec vos contraintes familiales. Un organisme sérieux fournira ces chiffres sans hésiter.

Le financement et l’organisation concrète pour limiter l’impact familial et financier

Le financement se construit en combinant plusieurs dispositifs : CPF, Pôle emploi, Transitions Pro et aides régionales. Chaque organisme demande un dossier structuré avec devis et projet professionnel. Anticiper les délais d’instruction permet d’éviter les trous financiers.

Le panorama des aides CPF Pôle emploi transitions pro et aides régionales mobilisables pour la formation

  • 1/ CPF : le compte personnel de formation finance tout ou partie de l’action selon le solde disponible. Vous pouvez réserver une formation via moncompteformation.gouv.fr et consulter les tarifs publics. Le CPF reste la première brique à mobiliser.
  • 2/ Pôle emploi : les demandeurs d’emploi peuvent obtenir une aide à la formation ou une rémunération pendant la formation après validation du projet. Le dossier inclut souvent un devis et un calendrier précis. Prenez un rendez-vous local pour connaître les priorités régionales.
  • 3/ Transitions Pro et régionales : les salariés en reconversion peuvent solliciter une prise en charge totale ou partielle via la commission. Les régions complètent parfois les financements pour les publics prioritaires. Anticipez les réunions de commission et préparez un dossier argumenté.

La construction d’un calendrier de formation conciliant garde d’enfants revenus et disponibilité personnelle

  • 1/ Calendrier 12 mois : mois 1 à 2 constitution du dossier et demandes de financement, mois 3 décision et inscription, mois 4 début de formation théorique, mois 6 premier stage, mois 9 évaluation intermédiaire, mois 12 poursuite ou ajustement du parcours. Ce repère aide à négocier les congés et la garde.
  • 2/ Solutions de garde : comparez crèche, garde partagée et réseau familial pour réduire les coûts. Négociez un mi-temps ou un aménagement d’horaires avec l’employeur si vous poursuivez une activité. Cherchez des solutions locales via la mairie ou les associations périscolaires.
  • 3/ Bilan et accompagnement : réalisez un bilan de compétences avant d’engager les financements et sollicitez un accompagnement personnalisé. Les IRTS, Pôle emploi et Transitions Pro accompagnent la construction du dossier. Des témoignages locaux renforcent la crédibilité du projet auprès des financeurs.

Questions fréquentes

Comment se reconvertir en assistante sociale ?

Se reconvertir en assistante sociale, c’est souvent un pari pragmatique et humain. Commencez par regarder un DUT carrières sociales en prenant l’option assistante sociale, deux ans, la dernière année consacrée à la préparation du DEASS, ou envisagez l’entrée en école spécialisée comme un IRTS, sur concours, formation trois ans. Oui, le concours, ce faux monstre qu’on dompte avec une prépa et des stages. L’astuce, bosser main dans la main avec des collègues, multiplier les immersions terrain, garder une boîte à outils de compétences sociales. On progresse, on apprend, et l’expérience vaut son poids d’or. N’hésitez pas, la vie change vite.

Quel est le salaire net d’une assistante sociale ?

Le salaire net d’une assistante sociale varie beaucoup selon le statut, l’expérience, le territoire et la structure. En réalité, il faut consulter les grilles de la fonction publique ou les conventions collectives, et parfois se référer à des sources comme Assistant(e) de service social enseignementsup recherche gouv fr pour comprendre les cadres. Début de carrière modeste, évolution possible avec l’ancienneté et les responsabilités. Les heures, les astreintes, les primes pèsent aussi. Conseil pratique, comparez postes et charges, calculez net après prélèvements, discutez rémunération en entretien. L’important, c’est la mission et la montée en compétences, et partagez vos questions entre collègues.

Comment devenir assistante sociale à 40 ans ?

À quarante ans, devenir assistante sociale demande du cran et de la méthode, mais c’est faisable. Entrer en école spécialisée comme un IRTS est une voie classique, entrée sur concours, on peut se préparer via une prépa concours dédiée. La formation continue permet aussi de suivre le parcours d’assistant de service social pour préparer le DEASS, tout en conciliant obligations perso et pro. Conseils, planifier, chercher des stages courts, solliciter le réseau, partager la charge avec sa famille, bosser malin. L’expérience de vie devient un atout, elle enrichit l’écoute, le diagnostic et la posture professionnelle. Et puis, y aller progressivement.

Quel métier faire après assistante sociale ?

Après une décennie comme assistante sociale, la palette s’élargit. On pense naturellement à conseiller socio éducatif, conseiller du travail, ou conseiller de service social, des postes qui capitalisent l’écoute, le dialogue, la neutralité et la patience. Il s’agit souvent de postes plus stratégiques, parfois plus administratifs, où le leadership et le coaching d’équipe comptent. Mon anecdote, une collègue devenue conseillère du travail après douze ans, a découvert qu’il fallait accepter de perdre un peu la proximité pour gagner en impact. Astuce, valorisez vos retours d’expérience sur le CV, et continuez à cultiver votre boîte à outils relationnelle. Partagez vos ambitions.

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Ines Dugomez

Passionnée par l'architecture et l'aménagement intérieur, Inès Dugomez partage son expertise et ses conseils pour aider ses lecteurs à donner vie à leurs projets de maison. Spécialisée en décoration, travaux et conseils pratiques, elle offre des solutions créatives pour sublimer chaque espace tout en tenant compte des contraintes techniques et esthétiques. À travers son blog, Inès accompagne ses lecteurs à chaque étape, de la conception à la réalisation, pour transformer leur maison en un véritable lieu de vie.

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